Mai – Novembre 2011
*** Le Langage: introduction aux sciences du langage
un livre collectif coordonné par Jean-François Dortier (Paris: Editions des Sciences Humaines, 2010)
Cet ouvrage est réalisé par un ensemble de spécialistes, linguistes, philosophes, psychologues, neuroscientifiques, historiens. En présentant les différentes théories qui ont marqué l’histoire de la linguistique et de la communication, ainsi que les acquis de la psychologie et des neurosciences, il constitue un outil de référence pour tous ceux qu’intéresse la communication humaine dans toute sa complexité.
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*** Les bégaiements de l’adulte
un livre de Bernadette Piérart (Bruxelles: Mardaga, 2011)
Le bégaiement est un trouble relativement fréquent. Il touche, à des degrés divers, environ 1 % des adultes. De nombreuses personnes célèbres en ont souffert comme Démosthène, Lewis Carroll ou encore le roi Georges VI. Si certains individus n’en souffrent que de manière transitoire durant l’enfance, il représente un handicap permanent pour de nombreux autres. Ses conséquences psychologiques et sociales peuvent être importantes. Malgré son degré de prévalence et son impact sur la vie des individus, le bégaiement a fait l’objet d’assez peu d’études scientifiques et les publications à son sujet sont peu nombreuses. Des traitements ont été mis au point avec des résultats divers, mais les causes profondes du bégaiement et de son éventuelle guérison restent largement méconnues. De ce point de vue, le présent ouvrage comble un vide. Il apporte une première synthèse en langue française des connaissances scientifiques actuelles sur la question du bégaiement. Il en couvre toutes les facettes, depuis sa sémiologie jusqu’à son traitement, en passant par ses bases neurologiques et son impact linguistique et social. Il intéressera tant le praticien soucieux de comprendre et d’aider la personne bègue, que le chercheur qui y trouvera matière à réflexion et, espérons-le, un stimulant à poursuivre des travaux sur le bégaiement.

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*** Votre enfant est dyslexique : Pourquoi ? Comment l’aider ?
un livre de Bernadette Piérart (Marseille: Solal, 2011)
La dyslexie est un trouble spécifique de la lecture et par conséquent de l’orthographe chez les enfants et chez les adultes. Il est possible d’y remédier. On a dit bien des choses sur la dyslexie ; qu’elle était la maladie du siècle, qu’elle était l’alibi d’une pédagogie de la lecture inadaptée, qu’elle n’existait pas et même qu’elle était une invention de psychologue pour camoufler la paresse de l’enfant. On a dit beaucoup de bêtises en fait. La dyslexie existe et les causes exactes en sont connues, mais depuis peu, ainsi que les remèdes. La dyslexie n’est nullement une fatalité mais bien une fragilité d’ordre langagier qui n’a pu être compensée avant d’apprendre à lire ni au cours de cet apprentissage. Il y a moyen de surmonter la dyslexie. Il y a moyen de la prévenir. Ce livre, écrit par une spécialiste tente d’expliquer l’origine de la dyslexie et de dégager les modalités de sa prévention et de ses remédiations.
Bernadette Piérart est professeur extraordinaire à L’Université Catholique de Louvain et Professeur à l’Université de Mons (Belgique). L’auteur contribue aussi à la formation des futurs logopèdes/orthophonistes à la Haute Ecole Condorcet, en Hainaut (Belgique). Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le développement du langage chez l’enfant, sur les troubles de la lecture, sur l’évaluation du langage oral et écrit, ainsi que de nombreux articles scientifiques dans ces domaines. Ses recherches sur les pathologies du langage oral et écrit l’ont conduite à construire des outils pour évaluer le langage oral, le langage écrit, les praxies oro-faciales, l’identification des bruits familiers.

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et toujours…
*** Bernicot, J., Veneziano, E., Musiol, M. & Bert-Erboul, A. (Eds.) (2010). Interactions verbales et acquisition du langage. Paris: l’Harmattan.
Malgré un ensemble de recherches très fécond depuis les années 1970, l’explication de l’acquisition du langage par l’enfant garde une part de mystère. L’objet de ce livre est de présenter l’une des voies de recherche les plus prometteuses dans ce domaine qui consiste à mettre au cœur de la problématique l’ancrage social du langage. Ceci conduit à étudier la production et la compréhension du langage en contexte social et communicatif, ainsi que le lien entre les interactions et l’acquisition du langage.
L’ouvrage présente les concepts théoriques qui permettent d’étudier l’acquisition et le fonctionnement du langage dans son contexte d’utilisation. Les données, concernant des populations typiques et atypiques, illustrent l’apport de cette perspective tant à la recherche fondamentale qu’à ses applications cliniques. Enfin, les questions méthodologiques et techniques posées par l’étude du langage dans son contexte naturel, et plus particulièrement par le recueil et l’exploitation de corpora, tiennent une place importante dans l’ensemble de l’ouvrage. Les contributeurs sont issus de différentes disciplines (psychologie, linguistique, orthophonie et logopédie, psycholinguistique et psychopathologie) et travaillent non seulement en France mais aussi au Royaume Uni, en Belgique, en Espagne, en Suisse et aux Etats-Unis, ce qui témoigne de la dimension internationale de cette perspective centrée sur les interactions sociales.
Mieux connaître le rôle des interactions verbales dans l’acquisition du langage offre non seulement une dimension essentielle à la compréhension de l’acquisition et du fonctionnement du langage chez l’enfant mais ouvre aussi la possibilité d’interventions efficaces dans les cas de difficultés d’acquisition ou de pathologies, domaine où la demande sociale est très importante.
- Josie Bernicot est Professeur de Psychologie du Développement à l’Université de Poitiers.
- Michel Musiol est Professeur de Psychopathologie Cognitive à l’Université Nancy 2.
- Edy Veneziano est Professeur de Psychologie du Développement social et langagier à l’Université Paris Descartes.
- Alain Bert-Erboul est Ingénieur au CNRS
02-04/11
Un coup de projecteur sur la revue bilingue :
Language, Interaction and Acquisition – Langage, Interaction et Acquisition
Editor-in-Chief
Maya Hickmann, CNRS – Université Paris 8
LIA is a bilingual English-French journal that publishes original theoretical and empirical research of high scientific quality at the forefront of current debates concerning language acquisition. It covers all facets of language acquisition among different types of learners and in diverse learning situations, with particular attention to oral speech and/or to signed languages. Topics include the acquisition of one or more foreign languages, of one or more first languages, and of sign languages, as well as learners’ use of gestures during speech; the relationship between language and cognition during acquisition; bilingualism and situations of linguistic contact – for example pidginisation and creolisation. The bilingual nature of LIA aims at reaching readership in a wide international community, while simultaneously continuing to attract intellectual and linguistic resources stemming from multiple scientific traditions in Europe, thereby remaining faithful to its original French anchoring. LIA is the direct descendant of the French-speaking journal AILE.
Special issues
| 1:2. | The Processing of Input in Second Language Acquisition / Le traitement de l’input dans l’acquisition des langues étrangères: Special issue of Language, Interaction and Acquisition 1:2 (2010)
Véronique, Georges Daniel (ed.)
2010. v, 174 pp.
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| 1:1. | Acquiring Sign Language as a First Language / Acquisition d’une langue des signes comme langue première: Special Issue of Language, Interaction and Acquisition 1:1 (2010)
Sallandre, Marie-Anne and Marion Blondel (eds.)
2010. 164 pp.
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02/11
Thommen, Evelyne. (2010). Les émotions chez l’enfant: le développement typique et atypique. Paris: Belin
Cet ouvrage, en parcourant les données de la recherche sur le développement de la régulation des émotions, les perturbations de ces régulations et la connaissance plus intellectuelle des émotions, se propose d’apporter des éléments de discussion et de mise en perspective des modèles classiques. Il s’agit d’étudier le concours de la volonté sur les émotions, les relations entre les émotions et la raison d’un point de vue développemental, puis d’en étudier les troubles. Il propose une approche biopsychosociale du développement humain. Le développement des émotions chez l enfant est encore souvent limité à la conception psychanalytique qui décrit le développement selon les stades freudiens et les théories sur les mécanismes de défense et les complexes.
08/10 –> 01/11
Bernicot, J., Veneziano, E., Musiol, M. & Bert-Erboul, A. (Eds.) (2010). Interactions verbales et acquisition du langage. Paris: l’Harmattan.
Malgré un ensemble de recherches très fécond depuis les années 1970, l’explication de l’acquisition du langage par l’enfant garde une part de mystère. L’objet de ce livre est de présenter l’une des voies de recherche les plus prometteuses dans ce domaine qui consiste à mettre au cœur de la problématique l’ancrage social du langage. Ceci conduit à étudier la production et la compréhension du langage en contexte social et communicatif, ainsi que le lien entre les interactions et l’acquisition du langage.
L’ouvrage présente les concepts théoriques qui permettent d’étudier l’acquisition et le fonctionnement du langage dans son contexte d’utilisation. Les données, concernant des populations typiques et atypiques, illustrent l’apport de cette perspective tant à la recherche fondamentale qu’à ses applications cliniques. Enfin, les questions méthodologiques et techniques posées par l’étude du langage dans son contexte naturel, et plus particulièrement par le recueil et l’exploitation de corpora, tiennent une place importante dans l’ensemble de l’ouvrage. Les contributeurs sont issus de différentes disciplines (psychologie, linguistique, orthophonie et logopédie, psycholinguistique et psychopathologie) et travaillent non seulement en France mais aussi au Royaume Uni, en Belgique, en Espagne, en Suisse et aux Etats-Unis, ce qui témoigne de la dimension internationale de cette perspective centrée sur les interactions sociales.
Mieux connaître le rôle des interactions verbales dans l’acquisition du langage offre non seulement une dimension essentielle à la compréhension de l’acquisition et du fonctionnement du langage chez l’enfant mais ouvre aussi la possibilité d’interventions efficaces dans les cas de difficultés d’acquisition ou de pathologies, domaine où la demande sociale est très importante.
- Josie Bernicot est Professeur de Psychologie du Développement à l’Université de Poitiers.
- Michel Musiol est Professeur de Psychopathologie Cognitive à l’Université Nancy 2.
- Edy Veneziano est Professeur de Psychologie du Développement social et langagier à l’Université Paris Descartes.
- Alain Bert-Erboul est Ingénieur au CNRS.
et aussi: De Weck, G. & Marro, P. (2010). Les troubles du langage chez l’enfant. Paris: Masson
L’orthophonie-logopédie a connu, ces dernières années, de considérables avancées et s’est progressivement constituée en discipline scientifique autonome, intégrant les apports de plusieurs domaines. Les troubles du langage oral (dysphasies, troubles phonologiques, bégaiement) et écrit (troubles d’apprentissage du langage écrit, dyslexies, dysorthographies) chez l’enfant ne font pas exception à cette évolution, de sorte que leur description et leur évaluation nécessitent un regard multidimensionnel. Cet ouvrage offre une synthèse interdisciplinaire de la recherche dans ce domaine à partir notamment de la linguistique et de la psychologie développementale et cognitive. Ce livre s’adresse à toutes les personnes qui s’intéressent aux travaux actuels dans le champ de la pathologie du langage et de la communication chez l’enfant, et en particulier aux orthophonistes-logopédistes.
04/10 –> 08/10
Un article sur un thème d’actualité
Le langage SMS n’est pas l’ennemi des écrits scolaires par Mônica Macedo-Rouet
Une série d’études montre que les élèves qui savent utiliser le « langage SMS » ont aussi des bons résultats aux tests qui mesurent les compétences langagières traditionnellement visées par l’enseignement scolaire (orthographe, etc.).
Lire la suite.
Lire aussi :
Volckaert-Legrier, O., Bernicot, J. & Bert-Erboul, A. (2009). Electronic Mail, a New Written-Language Register: A Study with French-Speaking Adolescents. British Journal of Developmental Psychology, 27, 163–181.

- Numéro de la revue Enfance, 2009, volume 3. Quand l’enfant prend la parole sous la direction de Karine Martel.
Exemple d’articles :
Prosodie et compréhension des énoncés chez les enfants de 5 à 9 ans, Marc Aguert, Josie Bernicot and Virginie Laval, Enfance, Volume 2009, Issue 03, September 2009, pp 341-353
Résumé :
L’objectif de la recherche est d’étudier le rôle de la prosodie lors de la compréhension d’énoncés par des enfants. Pour tenter résoudre des contradictions existant dans les recherches déjà réalisées (à la fois avant deux ans et après deux ans et à l’intérieur de la période 4-10 ans), nous étudions l’intonation, seule, sans qu’elle soit combinée à une information sémantique (syllabes sans signification présentée aux enfants comme une langue étrangère).
Des enfants de 5 à 9 ans et un groupe d’adultes participent à une épreuve informatisée de complètement d’histoires, au cours de laquelle ils doivent déterminer l’intention du locuteur. Dans l’expérience 1, l’intonation est en compétition avec le contexte, dans l’expérience 2, l’intonation n’est pas en compétition avec le contexte.
L’expérience 1 montre que ce n’est qu’à partir de 9 ans qu’une partie des enfants commence à privilégier l’intonation comme un indice pouvant aider à la compréhension de l’intention communicative ; les adultes donnant systématiquement la priorité à l’intonation. L’expérience 2 indique qu’il faut attendre l’âge de 7 ans pour que l’intonation soit prise en compte et utilisée comme un indice permettant d’attribuer un état psychologique au locuteur.
On peut considérer ce rôle tardif de l’intonation (élément de la forme linguistique de l’énoncé) comme cohérent avec l’ensemble des travaux de la pragmatique développementale qui ont mis en lumière le rôle crucial du contexte lors de l’interprétation des énoncés jusqu’à au moins l’âge de 6-7 ans. De plus, l’intonation des énoncés ne semble pas avoir le même rôle avant et après la mise en place du langage.

- Numéro de la revue Psychologie de l’Interaction, Janvier 2010. RECHERCHES EN PSYCHOPATHOLOGIE CLINIQUE ET COGNITIVE, Numéro spécial, Psychologie de l’interaction, 25, janvier 2010, sous la direction de Anne Andronikof et Michel Musiol.
Résumé :
Ce numéro de la revue Psychologie de l’interaction soutient avec force toute une série d’études abordant de manière originale des questions essentielles qui relèvent légitimement du champ de la psychopathologie et de la psychologie clinique. Les articles présentés étayent différents concepts et méthodologies qui s’apparentent au « cognitif » et au « clinique » et qui refusent d’entériner toute forme d’opposition entre ces deux dimensions légitimes de la recherche ou de la pratique en psychopathologie et psychologie clinique.
Ce numéro contient aussi des articles hors thèmes, par exemple :
Bernicot, J. & Clark, E.V. (2010). La fonction des répétitions dans les interactions entre parent et jeune enfant: Une étude sur un grand corpus. Psychologie de l’Interaction, 25/26, 221-251.
01/10 – 02/10 – 03/10
Bernicot, J.& Bert-Erboul, A. (2009). L’acquisition du langage par l’enfant. Paris: Editions In Press.
Le livre peut intéresser : les parents, les enseignants, les professionnels intervenant dans le domaine du langage et de la communication, les étudiants des cursus de psychologie, sciences du langage, formation des maîtres, orthophonie, etc.
Le langage est le propre de l’homme. Mais comment l’enfant apprend-il à parler ? Pour quoi faire ou pour quoi dire ?
Ce livre présente un panorama complet des données dont on dispose au sujet de l’acquisition du langage par l’enfant. Il offre une synthèse à la fois classique et novatrice. Classique, car il rappelle les connaissances sur l’acquisition des sons, de la grammaire, des significations. Novatrice, car le langage n’est plus analysé de façon isolée, mais dans le contexte social de son utilisation.
Repères historiques et conceptuels sont d’abord posés pour comprendre l’histoire du questionnement sur le langage. Puis sont détaillées, en deux temps, les étapes de l’acquisition du langage :
- apprendre à former des phrases : les sons, les mots, la combinaison des mots,
- apprendre à signifier pour autrui : les actes de langage (demandes, affirmations, promesses), les registres de langue…
Enfin, sont exposées les théories explicatives : dans quelle mesure l’acquisition du langage dépend-elle de la maturation biologique, du patrimoine génétique, et de l’environnement social ?
Cet ouvrage répond à ces questions majeures : la maîtrise du langage conditionne en effet tous les autres apprentissages et l’insertion sociale de l’individu. Un livre de référence, une véritable synthèse par deux spécialistes du langage.
06/09
Laval, V. (2007, 2e édition). La psychologie du développement : Modèles et méthodes.. Paris: Armand Colin.
La psychologie du développement étudie l’ensemble des changements qui se produisent en nous au cours du temps. Cette discipline offre à tous ceux qui s’intéressent à l’enfant une vue d’ensemble sur les étapes qui le mèneront à l’état d’adulte. Ce manuel présente les théories classiques de la psychologie du développement et les principales méthodes utilisées. Regroupant cours et exercices, pourvu de très nombreux encadrés, documents et éléments bibliographiques, il constitue un outil de travail idéal. Il fournit à son lecteur toutes les clés pour approfondir par son activité personnelle les principaux concepts théoriques et méthodologiques de la psychologie du développement, et pour se préparer avec les meilleures chances de succès aux examens universitaires. L’ouvrage s’adresse aux étudiants en psychologie, ainsi qu’aux étudiants en formation dans les IUFM, et dans les écoles d’éducateurs spécialisés et de travailleurs sociaux.
05/09
Chevrie-Muller, C. & Narbona, J. (2007). Le langage de l’enfant. Aspects normaux et pathologiques. Paris: Masson.
Le livre a été conçu avec l’objectif de transmettre un ensemble de données qui permettent de mieux diagnostiquer et traiter – et aussi tenter de prévenir – les difficultés de langage et leurs conséquences tout au long du développement de l’enfant.
La première partie rappelle le processus normal d’acquisition du langage à travers les aspects neurobiologiques et psycholinguistiques. La deuxième partie détaille les différentes méthodes d’exploration et d’évaluation : de l’audiologie à l’imagerie cérébrale et à l’électrophysiologie, des méthodes d’évaluation psycholinguistiques et neuropsychologiques à celles qui permettent d’évaluer le comportement de l’enfant. Les pathologies du langage sont détaillées dans la troisième partie : pathologies acquises et congénitales, déficits instrumentaux, cognitifs, ou insuffisances en relation avec des carences ; déficits liés à une pathologie neurologique ou psychopathologique. Une place importante est réservée aux troubles spécifiques du langage oral et des apprentissages (dysphasies et dyslexies).
Cet ouvrage est destiné particulièrement aux orthophonistes, psychologues, pédiatres, psychiatres, neurologues et plus généralement aux personnes responsables du développement de l’enfant, de ses apprentissages et de son épanouissement psychoaffectif.
04/09
Hiroko Norimatsu et Nathalie Pigem (2009). Les techniques d’observation en sciences humaines. Paris: Armand Colin.
L’observation directe du comportement est l’une des techniques de recueil de données les plus utilisées en sciences humaines, que ce soit à des fins scientifiques ou professionnelles. Sa maîtrise suppose un véritable apprentissage, qui fait l’objet de ce manuel qui rappelle les fondements théoriques et ouvre sur toute la variété des pratiques. La première partie expose les différentes étapes d’une observation directe du comportement, de la phase préparatoire jusqu’à l’étape du traitement des données. Dans la seconde partie sont présentés des cas concrets d’observations au travers de recherches empiriques contemporaines en psychologie, ergonomie, éthologie, anthropologie et robotique. L’ouvrage s’adresse en premier lieu aux étudiants en sciences humaines, mais il intéressera également les enseignants et les professionnels de terrain.
03/09
Une excellente initiative de la revue British Journal of Developmental Psychology qui publie un numéro spécial (2009, 27(1)) sur le thème « Young people and the media » sous la direction de Kevin Durkin et Mark Blades.
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02/09
Olivier Houdé et Gaëlle Leroux (2009). Psychologie du développement cognitif. Paris: Presses Universitaires de France.
Une vision contemporaine de la théorie de Jean Piaget…
Comment se construit l’intelligence (la cognition) dans le cerveau du bébé, de l’enfant et de l’adolescent ? Quel est la part d’inné et d’acquis ? Quels sont les apports de la théorie de Jean Piaget et des découvertes post-piagétiennes ? Ce manuel richement illustré (36 schémas et tableaux) apporte tous les outils, de la théorie piagétienne jusqu’aux recherches les plus contemporaines, pour comprendre les stades et processus du développement cognitif.
01/09
Jacques Lautrey (2006). Psychologie du développement et psychologie différentielle. Paris : Presses Universitaires de France.
Pour prendre de bonnes résolutions et tout savoir sur la Psychologie du Développement et la Psychologie Différentielle….
12/08
Michèle Guidetti (2003). Pragmatique et psychologie du développement : Comment communiquent les jeunes enfants ? Paris: Edition Belin.
On oublie souvent le rôle des gestes lors de l’acquisition et du fonctionnement du langage…
Hocher la tête pour acquiescer ou refuser, lever la main pour indiquer qu’on veut prendre la parole ou poser son index tendu sur la bouche fermée pour requérir le silence sont des comportements d’observation courante. Ces formes non verbales de communication, essentielles pour comprendre comment l’enfant s’adresse à autrui avant l’émergence du lexique, ont été négligées par les perspectives » classiques « , qui ne les prennent pas en compte ou les considèrent comme des processus transitoires. Cet ouvrage souligne l’intérêt de considérer les gestes conventionnels comme un système de communication spécifique, autonome, dont l’enfant fait l’acquisition au même titre que le langage, et qui peut, suivant les cas, se substituer à lui, le moduler ou le préciser. Il montre comment articuler de la manière la plus heuristique possible les théories interactionnistes du développement et celles de la linguistique pragmatique, comme la théorie des actes de langage, pour mieux comprendre l’acquisition, le développement et le fonctionnement des gestes communicatifs et la façon dont ils se combinent avec le langage.
11/08
Geneviève de Weck et Marie-Claude Rosat (2003). Troubles dysphasiques. Comment raconter, relater, faire agir à l’âge préscolaire. Masson: Paris.
La dysphasie dans ses diverses formes concerne 5% de nos enfants…. Il est donc indispensable d’en savoir plus….Pourquoi des enfants sans autres troubles (intellectuels, sensoriels, etc.) sans problèmes sociaux ou culturels, ont tant de difficultés à apprendre à parler?
Les troubles du développement du langage (dysphasie) sont abordés dans cet ouvrage d’un point de vue interactioniste et discursif, ce qui en fait son originalité. La première partie est consacrée à une synthèse des travaux sur la dysphasie selon différentes approches : structurale, pragmatique et discursive. La deuxième partie consiste en une présentation de trois genres de discours relativement fréquemment produits avec de jeunes enfants (le conte, le récit d’expériences personnelles et le mode d’emploi), sous l’angle de leurs contextes d’utilisation et de leurs spécificités linguistiques. La troisième partie recense les résultats d’analyses des pratiques langagières orales d’enfants d’âge préscolaire, les uns avec troubles dysphasiques, les autres sans troubles, en interaction avec un adulte. Des extraits de dialogues illustrent la démarche présentée. L’ouvrage débouche sur des propositions d’analyse des interactions verbales enfant-adulte. Cet ouvrage s’adresse aux orthophonistes-logopédistes, mais aussi à d’autres professionnels (psychologues, médecins, enseignants spécialisés) et aux chercheurs intéressés par les troubles du développement du langage, et plus largement par les interactions verbales.
10/08
Cédrick Fairon, Jean Klein and Sébastien Paumier (2006). SMS pour la science. Corpus de 30.000 SMS et logiciel de consultation. Presses universitaires de Louvain, Louvain-la-Neuve.
Pour la première fois, une étude scientifique propose une vision du « langage SMS ». Refusant de se fier aux intuitions ou aux impressions, les auteurs de cette étude linguistique, basée sur un corpus de données authentiques, bousculent les idées reçues. La brièveté des messages est-elle une règle ? Tout le monde utilise-t-il les mêmes abréviations ? Ces jeux de langue sont-ils nouveaux ? Est-ce un langage de jeunes ? Est-ce la ruine de l’orthographe française ?
07/08 – 08/08 – 09/08
Deux passionants romans (pour spécialistes du langage) que j’ai découvert dans le livre de Hombert, J.M. (Ed.) (2005) : Aux origines des langues et du langage. Paris: Fayard. (lecture du mois de Février 08). Les héros sont des linguistes…
L’enchâssement de Ian Watson (1973).
Un linguiste enseigne à des orphelins (enlevés au Pakistan), coupés dès leur naissance de tout contact extérieur, à parler « en structures profondes »… Un ethnologue partage la vie d’une tribu amazonienne ménacée de disparition qui parle le Xemahoa, un langage « enchâssé »… Dans le désert du Névada, Russes et Américains négocient avec un groupe d’extra-terrestres (les Sp’thra) enganés dans une quête infinie du lanagage… En bref, beaucoup d’aventures vraiment extraordinaires…
Epépé de Ferenc Karenthy (1979).
Un linguiste nommé Budaï s’endort dans l’avion qui le mène à Helsinki pour un congrès. Mystérieusement, l’appareil atterrit ailleurs, dans une ville immense et inconnue de lui. Surtout, la langue qu’on y parle lui est parfaitement inintelligible. Ni la science de Budaï – il maîtrise plusieurs dizaines de langues – ni ses méthodes de déchiffrement les plus éprouvées ne lui permettent de saisir un traître mot du parler local…
06/08
Clark, E.V. & Bernicot, J. (2008). Repetition as ratification: how parents and children place information in common ground? Journal of Child Language, 35(2), 349-372.
Exceptionnellement une lecture en anglais à télécharger directement.
La répétition est souvent vue comme une activité fastitieuse nécessaire « pour apprendre » ou comme une activité peu créative « il est juste bon à répéter, c’est la voix de son maître ». Dans les interactions naturelles, la répétition a un rôle subtil, méconnu et très important: elle permet à l’enfant de s’approprier la langage (formes et règles d’usage) et aux interlocuteurs de comprendre sur leurs intentions mutuelles.
La fonction des répétitions dans les interactions entre parent et jeune enfant.
L’objectif de la recherche est d’étudier les fonctions des répétitions lors d’interactions entre adulte et jeune enfant (âgés de 2 ans 3 mois et 3 ans 6 mois). Nous faisons l’hypothèse que les répétitions permettent aux interlocuteurs de s’accorder et sur la forme linguistique des énoncés et sur les intentions de l’un et de l’autre.
Nous examinons les répétitions produites dans des conversations naturelles par 41 dyades francophones adulte-enfant. L’analyse de 978 échanges contenant des répétitions montrent que les adultes utilisent les répétitions avec les enfants de 2 ans 3 mois pour vérifier l’intention et corriger la forme des énoncés alors que les enfants les utilisent pour ratifier ce que l’adulte a dit. Avec les enfants de 3 ans 6 mois, pour les mères ce sont la ratification et l’ajout d’information qui dominent ; ces enfants répètent aussi pour ajouter de l’information. Les données font apparaître que la répétition joue un rôle crucial pour fixer et construire la base commune (ou connaissances partagées) à partir de laquelle fonctionnent les deux interlocuteurs.
05/08
Grossen, M & Salazar Orvig, A (2006). L’entretien clinique en pratiques. Analyse des interactions verbales d’un genre hétérogène. Paris: Belin
L’entretien clinique constitue un outil de travail privilégié dans de nombreuses professions. Ce livre pose une question fondamentale souvent négligée: que font exactement les psychologues, psychiatres, éducateurs, médecins, thérapeute de famille ou de groupe, chercheurs, etc. lorsqu’ils mènent un entretien clinique? Quelle est la réalité de leur pratique? La réponse à ces interrogations passe par une analyse des interactions verbales.
04/08
Si vous voulez comprendre ce que les enfants savent sur le fonctionnement de l’esprit « des autres », lisez le livre d’Evelyne Thommen et Guillaume Rimbert (2005). L’enfant et les connaissances sur autrui. Paris: Editions Belin.
Qu’est-ce que croire, ignorer, mentir, imaginer, rire ? La réponse des enfants à cette question est au centre de cet ouvrage. Les auteurs analysent en détail les conceptions des enfants sur les phénomènes mentaux, à travers de nombreuses expériences mises en œuvre pour les explorer. Voici une vingtaine d’années que la psychologie a découvert la théorie de l’esprit des enfants de cinq ans : les auteurs nous dévoilent des résultats méconnus sur le développement de l’enfant.
03/08
Pragmatique et pathologies: comment étudier les troubles du langage. Virginie Dardier (2004). Rosny-sous-Bois: Bréal Editions.
Cet ouvrage est une présentation extrêmement intelligente des concepts de la Pragmatique et de leur application à des pathologies cérébrales ou génétiques. Les pathologies retenues (lésions cérébrales, syndrome de Williams, dystrophie musculaire de Duchenne, autisme de haut niveau) entraînent, chez l’enfant comme chez l’adulte, des troubles subtils du langage, mal connus…. On y apprend que la différence entre le « normal » et le « pathologique » correspond plus souvent à un léger glissement sur une ou quelques dimensions qu’à une rupture radicale.
02/08
Hombert, J.M. (Ed.) (2005). Aux origines des langues et du langage. Paris: Fayard.
Un ouvrage qui plaide pour une étude interdisciplinaire du langage et qui rassemble des contribution d’archéologue, de paléontologue, d’éthologue, de philosophe, de généticien, de neuropsychologue et aussi bien sûr de linguistiques.
01/08
Pour bien commencer l’année en réfléchissant sur la frontière entre l’humain et le non humain, on peut découvrir ou redécouvrir un grand écrivain : Jean Vercors.
Les animaux dénaturés (roman, 1952).
12/07
Revue Enfance 2007(3) : « Comment peut-on être sourd? » Une synthèse indispensable coordonnée par Cyril Courtin.
11/07
Pierre Envrevé et Michel Braudeau – Conversations sur la langue française – Gallimard 2007
Des conversations passionnantes sur l’histoires des usages de la langue française. On en sort convaincu qu’ » il n’ y a pas de certitudes, mêmes grammaticales… »
